Glossaire

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Le terme français de « langue des signes » provient de l’américain « sign language » (Mottez 1976, en référence à l’American Sign Language, ASL). Les langues des signes (LS), parfois également appelées « langues signées » (de l’américain « signed language »), sont les langues naturelles visuo-gestuelles développées, au fil de l’Histoire, en tous les lieux du monde où vivent un ou plusieurs sourds. Exploitant linguistiquement divers paramètres manuels (configuration, orientation, emplacement et mouvement) et corporels (regard, expression faciale, mouvements du corps, mouvements de la tête...), ces langues existent à divers stades de développement communautaire : langues des signes familiolectales de sourds isolés en milieu entendant (LS émergentes), LS micro-communautaires, LS macro-communautaires ou institutionnelles (ayant fait l’objet d’un enseignement). La Langue des Signes Française (LSF) est la LS (institutionnelle) pratiquée sur le territoire français.

L’intégration —récente (1960)— des langues des signes parmi les langues naturelles humaines a engendré en retour la question de la dénomination spécifique des langues de modalité audio-phonatoire, qui avaient été seules prises en compte jusque là. Le terme de « langues orales », d’abord proposé et encore en usage, pose problème en raison de l’ambiguïté du terme « Oral » en français, qui réfère à la fois à la modalité audio-phonatoire (oral vs gestuel) et à l’utilisation de la langue en situation de face-à-face (oral vs écrit). A ce dernier égard, les LS sont en effet foncièrement des langues orales. C’est pour ces raisons que l’expression de « langue vocale », plus récente mais de plus en plus répandue, a été proposée pour désigner les langues de modalité audio-phonatoire. Le terme le plus courant dans la littérature anglo-saxonne est « spoken languages ».

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Une licence précise les termes dans lesquels des données, des programmes, ou des œuvres peuvent être cédés à des tiers. Elles peuvent préciser, par exemple, si l'utilisateur de la ressource a le droit ou non de redistribuer la ressource, de la modifier, de faire du commerce avec, etc. Les licences libres sur le modèle de la « GNU General Public Licence » sont très répandues dans la distribution des logiciels libres et ont inspirées d'autres types de licences applicables à des contenus (ressources linguistiques) comme les licences Creative Commons. Ces licences réaffirment que les œuvres sont couvertes par le droit d'auteur mais prévoient des cessions de droits pour les utilisateurs (droits de redistribution, de modification, etc.) Le dépôt d'une ressource sur un site d'archivage peut faire l'objet de l'acceptation d'une « licence » par le déposant, qui déclare ainsi bénéficier de tous les droits pour la diffusion de son dépôt dans les conditions du site.

Le dépôt d'une ressource sur un site d'archivage peut faire l'objet de la signature d'une « licence de contributeur » où le producteur garantit, entre autres, qu'il bénéficie de tous les droits pour la diffusion de son dépôt. Voir les exemples de licences utilisateur et contributeur : Licences SLDR.

Les licences (commerciales ou non-commerciales) peuvent aussi être partagées entre les membres d'une institution ou d'une équipe. Voir : Licences partagées

Les données numériques sont souvent associées à des données symboliques (ou parfois analogiques) permettant de les décrire en détail et de les étudier (par exemple le contenu du discours, la forme des gestes, la direction du regard, etc.). Dans la plupart des cas, ces données symboliques sont associées à un certain point temporel ou à un certain intervalle temporel (on utilisera ici le terme d’alignement temporel). Il faut pour les créer et les éditer des outils spécialisés appelés « logiciels d’annotation ». Ces logiciels comme ELAN, CLAN, ANVIL, Transcriber, PRAAT, Transana sont souvent dédiés à l’étude du langage ou des gestes, ou d’annotations textuelles. D’autres logiciels comme ADVENE sont plus dédiés à l’annotation de séquences qu’à la transcription de corpus complets. Pour des usages plus spécialisés, on utilisera des outils génériques comme les tableurs ou les bases de données.

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